•  Les premier pas d'un collectif agricole, La ferme de l'Oseraie, à Belleville sur seine, près de Rouen, ont commencé au début de l'hiver 2011, à la suite du Jardin des 400 goûts.

    « Il y a un an, poussé par nos désirs d'autonomie, de liens, de sens mais contraint à la sobriété par la maigreur de nos ressources, nous cherchions une ferme en location avec une maison et des terres attenantes (…) Seulement la maison était à vendre. Les terres ouvertes à la location perdaient leur intérêts si nous ne pouvions pas vivre sur place ». Et ce fut un achat, suite à un appel à don et différents apports, sous forme d'association propriétaire.

    Une nouvelle ferme, une maison en propriété collective qui se passe – presque – des banques, une approche sensible de la paysannerie loin des certificateurs de l'écologie et surtout un beau texte Là ou tout est géré, plus rien ne pousse.

     

    Les années 70 révolues, les années 80 rappellent le temps que les « communautés ne deviendront pas le mode majeur d’installation paysanne. (…) Le secteur agricole en France, mélange de libéralisme entrepreneurial et de planification par la PAC, enterre ses aspirations à une élaboration autonome. (…) Aujourd'hui on invente une nouvelle fonction à l'agriculture, celle de « l'entretien des paysages ». On appuie sur les spécificités régionales. On crée des labels pour assurer que tel ou tel procédé est bien employé. On insiste sur une représentation de la dolce vite campagnarde et du lien sociale authentique. (…) Il est temps de dire que puisque la terre a été brûlée, puisque le paysan a été mis au rebut pour cause de non-rentabilité, puisque l'on a tant rationalisé le métier, alors la nouvelle génération commencera en amateurs éclairés, en adversaires de l'économie, en dilettantes passionnés..(...) Il s'agit plutôt de créer des lieux de confiance, des lieux d'amitié. Pour y réfléchir, s'y échanger nos forces, celles qui seront à dégainer dès l'occasion venue »...


    A retrouver sur leur site, le jardin des 400 gouts


  • Sprawl = étalement, entendu comme étalement urbain, périurbanisation, rurbanisation ...

    Video réalisé par John Paget en 2009, visible sur CARFREE

    [ Carfree france ]

     

    Les culs-de-sac ou la plus grande menace pour la planete... et la vie sociale.

    Une courte vidéo d'animation qui pointe assez justement le désastre que représente un monde perçu et vécu comme un phénomêne extérieur à nos vies.

    A considérer le cadre bâti - nos villes, nos campagnes... - comme l'expression construite et visible du mode d'organisation social, politique et économique d'une communauté ou d'un pays, l'aménagement du territoire ne sera toujours dans nos contrées que la planification dans le temps et l'espace du capitalisme. Le lotissement en est la conséquence directe. L'habitat est devenu un marché interne de consommation comme un autre. Plus grand monde ne sait vraiment ce que peut signifier la notion « d'habiter ».

     Le "new urbanisme", aussi bien intentionné soit-il,  pourrait ne rien y changer si c'est toujours et encore nos urbanocrates préférés qui continuent à refléchir en lieu et place de ceux et celles qui, in-fine, "consommeront" leur appart' ou leur maison.

    Mais l'intention est bonne, et si le mot d'ordre est "habitons groupé!", "autonomie!", "auto-organisation de nos villages et nos quartiers!", alors il ne restera plus qu'à botter le derrière de nos urbanocrates!

     

     


  • La roue, monnaie locale alternative spéciale "crise", arrive demain.

     

    François Delay et Thierry Cottet ont tissé eux-aussi, un lien en s'unissant pour imprimer les "roues", une monnaie alternative. Photo Valérie Suau

    Vous avez toujours entendu dire que l'inflation c'est pas bon, n'est-ce pas ? Oui mais on vous explique aussi que certains mécanismes obscurs font que la dette fond grâce à elle, l'inflation. Vous suivez ? En parlant de dette, allez comprendre alors pourquoi le continent européen dont on dit que ses dettes le rendent faible, souffre d'avoir une monnaie trop forte... Ça y est, vous êtes perdu ? Comme tout le monde. Et pourtant, la monnaie, vous savez ce que c'est. C'est rond et métallique ou en papier rectangulaire, ça se trouve dans un porte-monnaie et ça sert à acheter son pain, payer ses courses et son journal. Et parfois on en glisse un peu dans la main de ceux qui n'en ont pas ou pas beaucoup. Pour redonner du sens à ce qui en a perdu et remettre l'argent à sa juste place, ils sont quelques-uns à avoir imaginé de lancer, à Avignon et dans le département, une nouvelle monnaie. Une monnaie alternative et locale qui ne servirait pas à jouer au casino boursier mais simplement à acheter des choses et à faire travailler des gens qui, à leur tour, en feraient travailler d'autres. L'essentiel quoi. Cette nouvelle devise a été fondée par les mêmes que ceux à qui l'on doit la Maison alternative et solidaire d'Avignon, au travers d'une asssociation baptisée "Seve" (pour Système d'échange pour vitaliser l'économie). Elle s'appellera la "roue" et son principe a beau être simple, il fallait l'inventer. Concrètement, chacun pourra échanger ses euros contre des roues qui se présentent sous forme de billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 tout juste sortis de deux imprimeries de Pernes. 1€ = 1 roue. Muni de vos roues, vous pourrez ensuite les dépenser auprès des producteurs, artisans et commerçants qui les acceptent (ils ne sont qu'une poignée pour le lancement mais de nombreuses négociations sont en cours). Ce système n'est pas nouveau. Il serait né en Argentine au début des années 2000 lorsque le pays était frappé par une violente crise monétaire. Plutôt que de continuer à utiliser une devise dépréciée qui ne valait même plus le papier sur lequel elle était imprimée, certains ont eu l'idée de mettre en place une monnaie alternative, qui n'avait pas cours sur les marchés internationaux des changes. Une monnaie qui redonnait aux choses leur véritable valeur et a permis de faire redémarrer les économies locales. La roue d'Avignon et du Vaucluse nourrit quelque part les mêmes objectifs. D'abord, elle favorise les circuits courts et promeut ainsi un développement durable. Ensuite, elle sera une monnaie "fondante". Mais dans la main, pas dans la bouche. La nouvelle devise perdra progressivement de sa valeur si elle n'est pas dépensée. Alors rien ne sert de l'amasser, la roue doit tourner. Ainsi, elle favorisera les échanges et la production, de manière à remettre l'économie au service de l'homme. Bref, elle est une monnaie comme on en rêvait, frappée au coin de la solidarité. Et demain, elle sera réalité.

    Romain CANTENOT


    "Un rêve : imprimer des billets"

    "On naît pauvres, en se disant qu'il faut emprunter aux riches ce qu'ils ont : l'argent. Moi, ce qui m'a plu, c'est le côté Robin des bois de la roue. Quand on se fait confiance, avec cette monnaie, on n'a plus besoin des riches. Ça pousse les gens à l'action, au talent, sans humiliation" : François Delay, fondateur et directeur de l'imprimerie MG à Pernes-les-Fontaines, n'a pas hésité longtemps quand l'association lui a demandé d'imprimer les billets. "J'ai toujours eu envie de le faire ! Et puis ce qui m'a plu, c'est qu'ils disent que l'économie est un lien. C'est ce que nous vivons nous, avec nos clients." Pour preuve, il a tissé, lui, des liens d'amitié avec son concurrent carpentrassien Thierry Cottet, au point de travailler avec lui : François a réalisé les roues, Thierry les a dotées d'une petite ligne dorée qui les rend infalsifiables. Mais il n'y a rien d'étonnant quand on approche ce Breton, installé avec son épouse Sophie, à Pernes, depuis 17 ans : attentif, il a veillé à ce que ses dix salariés aient un intéressement au chiffre d'affaires. Et négocie avec des artistes qui lui demandent des rabais : "Je leur demande, en échange, de faire une oeuvre qui intègre le nom de notre entreprise". Le résultat est tour à tour drôle, splendide, naïf… Mais toujours exposé. Alors, du coup, François Delay a travaillé bénévolement pour réaliser plusieurs milliers de billets de 2, 5, 10 ou 50 roues. Avec autant de rigueur que s'il était dans les locaux de Chamalières (site de l'Imprimerie nationale). "J'ai aussi aimé que les billets aient un espace, pour y mettre une date de péremption. Ça rend la confiance vivante", dit-il, conscient des limites: "Dans mon métier, on ne peut pas les utiliser. Nous avons, nous, des produits d'importations que nous payons".

    [ La Provence / 12 novembre 2011 ]

     



  • Une courte video, proposée par l'équipe de de La Commune - monnaie Locale du Roannais - pour comprendre "le fonctionnement de la création monétaire par le crédit, de l'article 123 du traité de Lisbonne et des réserves fractionnaires sans lesquelles il est impossible de comprendre l'origine des dettes publiques et privées qui inondent l'économie occidentale."

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     Video réalisée par Mr quelques minutes

    > Comprendre la dette publique sur le site de Mr Quelques minutes




  • " Elle est cool cette idée d'habiter un cabanon à la campagne dans les Cévennes... mais tu vas voir, c'est pas si facile que ça.

    - Hein? Quoi?

    - C'est fermé..."

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    Un documentaire de Philippe Maréchal tourné entre fin septembre et fin octobre 2009 à Valleraugue et Le Vigan en Cévennes Gardoises.

    > La fin du pétrole sur la Télé Libre

    [ La Télé Libre ]


  • Les grands de ce monde se réunissent autour du G20 du 1er au 4 novembre 2011 à Cannes. Rassurez-vous, il existe, il arrive enfin... le bon capitalisme!


     " La valeur pour l'actionnaire a imposé sa loi pendant plus de trente ans.

    La crise remet en cause l'excès de pouvoir des marchés.

    Est-il possible de bâtir l'économie sur des critères plus respectueux des salariés et de l'environnement ? "


  •  

    "Avignon Mon Amour", 3 jours d’actions, de réflexions et d’ateliers pour imaginer un monde sans nucléaire. 

    Rendez vous à Avignon les 14, 15, et 16 octobre 2011


    Les rives du Rhône et plus largement la Provence, sont parmi les territoires les plus nucléarisés de France : Le complexe du Tricastin (EDF et Areva) à Bollène et Saint-Paul les 3 chateaux ; le site de Marcoule (CEA, Areva, EDF) à Bagnols-sur-Cèze où l’on fabrique le Mox (assemblage de plutonium et d’uranium) en service à Fukushima et dans certaines centrales françaises; les 19 installations nucléaires (CEA, Areva) du site de Cadarache – au nord d’Aix en Provence – le coûteux projet de recherche ITER ; enfin l’arsenal de missiles balistiques à Toulon.

    À l’initiative de personnes militantes ou pas, auxquelles se sont agrégés des collectifs, des associations, des activistes… le village antinucléaire “Avignon mon amour” a pour ambition de documenter sur les réalités du nucléaire en France – ses colonies – et plus localement dans le Sud-Est.

    Il se propose d’être un libre espace de rencontres, en vue de susciter des dynamiques, des envies, des mobilisations pour enrayer le cours des choses, et manger la soupe ensemble (Passe moi le tritium).

    Le silence qui pèse autour de cette industrie ne nous satisfait pas. Des militants, des techniciens, des chercheurs, des ingénieurs, des cinéastes, des anthropologues, des journalistes, des gens comme vous et nous, qui ont a cœur de prendre leur destin en main vont participer à ces trois journées.

    Bien décidés à mettre les pieds dans le plat des boues radioactives, nous décrétons Avignon capitale de l’atome.

    Forteresse au patrimoine inestimable, ses jardins Cadarache, son palais Marcoule,  ses murailles Tricastin,  ses épopées Iter, ses farces, son théatre…

    Amorce à de futurs rassemblements, ces journées vont se construire autour d’exposés savants, de causeries, d’ateliers, d’actions, d’assemblées. (Passe moi le césium…)


    Au menu/  3 jours… chantier permanent


    Vendredi 14/10

     8 h – Installation du lieu 

    10 h – Prise de son et réalisation d’un docu audio, par Le Sonoscope (A)

     12 h – Pique-nique tiré du sac 

     Ouverture

     14 h – “L’agir contestataire à l’épreuve de l’atome”, avec Sezin Topçu (ES)

     16 h – Lutte contre l’enfouissement des déchets à Bure (témoignage)

     17 h – Assemblée pour l’organisation du camp

     18 h – “Nucléaire, ultime abolition de la frontière ?”, avec Jean Revest et l’Université populaire d’Avignon

     20 h – Initiation aux danses folk, avec Elisa Fernandez

     21 h 30 – Musique : voyage musical en Europe avec le Joulik Quartet


    Samedi 15/10

     10 h – Autonomie énergétique des villes moyennes, suivi de l’atelier remue-méninges, avec André Duny

     11 h – “Que se passe t-il à Faléa, au Mali ?” avec Hannes Lammler (témoignage)

     11 h – Théâtre forum avec la Cie Vies-à-Vies

     14 h – “L’atomisme, c’est quoi ?”, avec Annie et Pierre Péguin

     16 h – “Bilan sur Fukushima – Les conséquences de la radioactivité dans le monde”, avec Roland Desbordes

     18 h – “Interdépendance des filières nucléaires civile et militaire”, avec Dominique Lalanne (ES)

     18 h / 20 h – Apparitions poétiques au creux de l’oreille avec la Cie du i

     21 h – Musique : Olivier L’Hôte en duo

     22 h 30 – Bal trad


    Dimanche 16/10

     10 h – Poursuite de l’atelier remue-méninges, avec André Duny (A)

     11 h – “L’impact des faibles doses de radioactivité sur la santé”, avec Claire Knufer (ES)

     14 h – “Nous n’avons rien retenu de Tchernobyl”, avec Galia Ackerman

     16 h – “Le démantèlement de Super-Phénix”, avec Christine Berger

     18 h – “AREVA en Afrique” avec Raphaël Granveau


    Pendant les trois jours

     - Chantier juridique : instruction et rédaction d’une plainte pour crime contre l’humanité à l’encontre de l’industrie du nucléaire, avec Jean Druon

     - Atelier de construction d’un four solaire

     - Atelier de réflexions sur l’engagement à travers les livres de Miguel Benasayag et Angélique Del Rey, avec Bénédicte Bonzi (les amis de la terre)

     - Atelier graffitis et pochoirs, Atelier Origamis

     - Atelier beat box

     - Yourte radiophonique, écoutes

     - Info-kiosque, libraire ambulant

     - Espace Mômes et jeux en bois (association Germe)

     - Coin crêpes, coin sieste,

     - Cantine à prix libre


    Toutes les infos, Avignon mon amour - village anti-nucléaire


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    Le meme week end, le samedi 15, à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg, auront lieu des rassemblements et manifestations à l'appel de groupes et coordinations locales affiliés au réseau Sortir du Nucléaire.